L’Église de France, Conférence des évêques et Conférence des religieuses et religieux (CORREF), conjointement commanditaires de l’étude menée par la Ciase en toute indépendance, est la seule entité à avoir reconnu et pris en compte les violences sexuelles. Le rapport a révélé un chiffre estimé à 330 000 victimes. Aujourd’hui, moins de 1% d’entre elles se sont manifestées dans leur diversité et leur intensité. Les violences sexuelles ont parfois duré des années, par des agresseurs différents. Certaines personnes sont décédées : vieillesse, suicides… Ceci qui montre l’ampleur du travail restant à accomplir.
La décision de mettre fin à l’INIRR interroge, d’autant qu’il a fallu beaucoup d’énergie et de compétences pour construire ce dispositif qui donnait satisfaction. La disparition de cette instance nationale, qui accompagnait ou suppléait le dispositif diocésain, laisse planer une incertitude sur l’avenir du soutien aux victimes dans un contexte où les révélations au sein de l’enseignement catholique réactivent les témoignages.
Rester sur ce modèle et le transformer eût été pertinent afin de maintenir une réponse au niveau de l’attente des victimes qui le souhaitent.
> Une reconstruction difficile et une synodalité absente
Avec « Renaître », le chemin de reconstruction annoncé risque d’être chaotique pour les victimes qui auront le courage de se manifester. La synodalité, c’est-à-dire la participation de toutes les entités de l’Église à sa mission, n’est pas appliquée dans ce contexte. Les victimes, fortes d’une expertise liée à leur vécu, constituent une entité à part entière et demandent à être pleinement écoutées et surtout entendues.
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@RiposteCatholique

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