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Riposte Catholique
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Depuis un demi-siècle le décalage entre les pasteurs et les fidèles s’accroît. Les églises se vident lors des nouvelles messes et sont combles lors des messes tridentines.

Par — 15 avril 2026

Qui plus est, reconnaissait le message du cardinal Parolin, on se trouve dans un contexte de « croissance des communautés liées au Vetus Ordo. » La France étant historiquement le foyer premier de cette non-réception, le message aux évêques du Secrétaire d’État demandait au nom du Pape à nos évêques qu’ils trouvent des « solutions concrètes » pour dessiner en somme un cercle carré : « inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo », non pas purement et simplement, mais « dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de liturgie » …

Un article de La Croix intitulé « Messe tridentine : la France va-t-elle trouver la solution à la « question tradi » dans l’Église ? », du 31 mars, signé des spécialistes du sujet dans ce journal, Céline Hoyeau, Gonzague de Pontac et Matthieu Lasserre, donnait une idée assez précise des débats épiscopaux sur la question. Ils étaient dirigés par Mgr Olivier de Cagny, évêque d’Évreux, l’actuel Monseigneur Liturgie de la CEF.

Tous les évêques soulignaient La Croix affirment que « derrière la liturgie, il y a des problèmes de doctrine et d’ecclésiologie, la question de l’acceptation de Vatican II. » Rien de neuf dans la constatation. Deux positions se sont exprimées (une troisième l’aurait pu, celle des évêques les plus « classiques » mais, très minoritaires aujourd’hui, se sont abstenus de donner leur avis) :

– Certains évêques ont demandé l’application de Traditionis custodes dans toute sa rigueur. Ils sont au reste agacés que la FSSP ait obtenu une sorte de dérogation – au reste pas très claire – de la part du Pape François, dont certains bruits assurent que le Pape Léon la continuerait sous forme d’une structure particulière.

– Les autres évêques, formant la majorité, se dont montré favorables à des aménagements, mais sous conditions passablement draconiennes :

o Adoption du lectionnaire et du calendrier liturgique nouveaux (c’était, je l’ai dit dans ma dernière lettre, une des propositions de l’abbé de Solesmes, l’abbé de Fontgombault estimant au contraire qu’associer nouveau lectionnaire et ancien missel serait incohérent : https://lanef.net/2026/04/09/dom-jean-pateau-leglise-a-besoin-dune-paix-liturgique-loin-de-toute-rigidite-et-de-toute-ideologie ).

o Célébration des autres sacrements – baptême, mariage, confirmation, selon le nouveau rite (possiblement en latin).

o Et, surtout, fin de « l’exclusivisme », c’est-à-dire du refus strict de célébrer selon le nouveau missel, jugé par les évêques « inacceptable ».

(Paix Liturgique)

@RiposteCatholique

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