La mosaïque monumentale de soeur Samuelle, victime du jésuite mosaïste Marko Rupnik, va être accueillie dans les sanctuaires les plus importants de France, et d’autres à l’étranger, annonce la Vie :
« Un an après son lancement, « Renaissance. La symphonie des tesselles » a gagné son double pari : associer les personnes victimes en leur donnant la parole sous une forme artistique inédite ; et convaincre des lieux d’Église du monde entier d’accueillir de manière pérenne l’un des 200 fragments qui constituent la mosaïque géante de 12 m de longueur sur 4 m de hauteur.
Les sanctuaires de Lourdes, de Paray-le-Monial et de Nevers, la basilique de Fourvière à Lyon, les cathédrales de Nîmes et d’Orléans ou de Beauvais, des lieux d’Église de Pontoise à Gap en passant par Newcastle en Angleterre, le séminaire français de Rome, l’abbaye d’Orval en Belgique, au côté de huit autres lieux dans ce pays : en tout, une cinquantaine de diocèses dans le monde sont en cours d’engagement pour exposer un fragment à partir de 2027 et devenir un lieu de mémoire pour les personnes victimes ».
Voici la présentation de cette oeuvre monumentale en 2025, au moment de l’appel aux dons pour sa réalisation :
« Pour contribuer à briser le tabou du silence qui entoure depuis toujours les abus spirituels et sexuels commis au sein de l’Eglise sur les religieuses à travers le monde, mais aussi pour aider à la réparation des victimes d’abus sexuels et spirituels dans le monde entiez, nous vous proposons de participer dès aujourd’hui à la création de Renaissance , une œuvre mosaïque collective et monumentale de 50 mètres carrés sur le thème de la réparation.
Signée de la main de l’artiste mosaïste ermite sœur Samuelle et créée collectivement avec d’autres religieuses et ex-religieuses survivantes d’abus spirituels et sexuels à travers le monde, Renaissance est une mosaïque monumentale de 4 mètres de hauteur sur 12,5 mètres de longueur, porteuse de mémoire collective et d’espoir.
Construite sous forme de fragments assemblés pour former un tout symbolisant le processus de réparation, Renaissance sera d’abord exposée dans son intégralité, en France. Puis, chaque fragment rejoindra l’un des deux cents lieux dans le monde sélectionnés pour les accueillir.
Chaque pièce sera accompagnée d’un QR code permettant à toute personne qui le scanne d’accéder immédiatement à l’œuvre complète sur son téléphone, à la carte des deux cents lieux saints abritant les fragments, ainsi qu’à du contenu exclusif : interviews, bande-annonce du film, extraits de la symphonie, etc.
Chacun de ces fragments, porteur d’une mémoire, d’un cri et d’un espoir, sera exposé de manière pérenne dans un lieu saint à travers le monde.
Les 200 lieux d’exposition seront choisis en priorité parmi ceux qui présentent actuellement les œuvres du célèbre prêtre mosaïste Marko Rupnik, agresseur de plusieurs religieuses et ex-religieuses ayant aujourd’hui officiellement porté plainte et attendant réparation.
L’objectif : y faire résonner un contre-récit. Celui d’une parole libérée, transfigurée par l’art, qui vient habiter les mêmes murs que ceux du silence et de l’emprise. Ces murs épais du tabou, du secret et de la honte, qui doivent désormais changer de camp ».

Laisser un commentaire