Depuis trois ans, les fidèles et prêtres de la FSSPX de Reims organisent le 14 juillet le pèlerinage national du Sacre, sur les traces de l’ultime étape de la chevauchée de Sainte Jeanne d’Arc et de l’armée française (et bretonne) vers Reims pour y faire sacrer le dauphin Charles VII – la dernière étape a lieu entre Sept Saulx le 16 juillet, et Charles VII est sacré le 17. Le pèlerinage, lui, a lieu le 14, toujours entre Sept Saulx et Reims.
Bien que peu connu, il voit son affluence augmenter : 35 fidèles en 2024, 105 en 2025, et plusieurs centaines attendus en 2026.
Un archevêque d’aujourd’hui qui refuse que des pèlerins prient dans sa cathédrale et célèbrent la messe de toujours dans ses églises ?
Visiblement assez pour inquiéter Mgr de Moulins-Beaufort, ci-devant chef des évêques de France et toujours archevêque de Reims, qui n’a rien trouvé de mieux, nous informe-t-on, que de leur interdire de prier dans sa cathédrale (!) à l’arrivée et d’avoir la messe dans la pourtant quasi inutilisée église de Sept Saulx au départ à 8h30.
Peut-être la FSSPX aurait du déclarer une marche festive, avec feu d’artifice et concert, pour glorifier l’anniversaire de la Révolution Française, la République naissante et les guillotines ? Il est à craindre que des évêques installés pour gèrer le déclin, voire la fin à vue humaine de l’Eglise en France n’y auraient rien trouvé à redire. Mais prier, rappeler l’Histoire de France, voire célébrer la messe tridentine dans des églises construites il y a plusieurs siècles pour cette messe justement – ces fidèles méritent pour eux toutes les persécutions.
Néanmoins les organisateurs n’en sont pas découragés : la messe sera tout simplement célébrée devant l’église de Sept Saulx plutôt que dedans. Et ils prieront devant la cathédrale de Reims plutôt que dedans.
« Notre aumônerie est assurée par la FSSPX, dont plusieurs prêtres seront présents, laquelle FSSPX a providentiellement, juste avant la première édition de ce pèlerinage, acheté un nouveau prieuré à Val-de-Vesle, un village voisin de Sept-Saulx.
Attendant plusieurs centaines de pèlerins cette année, l‘objectif est d’arriver à plusieurs milliers, si Dieu et Jeanne veulent, en 2029, pour les 600 ans de l’événement, qui symbolise le redressement inespéré alors de la France, fille aînée de l’Eglise, redressement dont nous avons tant besoin nous-mêmes aujourd’hui, malheureusement sans le soutien des autorités actuelles de l’Eglise.
Alors que nous avions pu terminer par un temps officiel de prières l’année dernière dans le choeur de la cathédrale de Reims, Mgr de Moulin-Beaufort, archevêque de la ville et ancien président de la CEF, nous refuse hélas cette année l’accès à la cathédrale, devant la façade de laquelle nous prierons donc pour finir.
De même nous a-t-il refusé l’accès à l’église de Sept-Saulx (au grand désarroi du maire, ravi de la voir servir, fermée qu’elle est le reste du temps) pour la messe de départ à 8h30, que nous célébrerons donc dans la rue devant l’église, avant de commencer notre marche, durant laquelle nous prierons devant les façades des églises des divers villages traversés, dans lesquelles la Tradition locale dit que sainte Jeanne a elle-même prié cette mi-juillet 1429 (plus précisément le 16)« .




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