Dans une grande tension l’assemblée nationale a adopté un des textes les plus permissifs au monde pour l’euthanasie et le suicide assisté, dans un calendrier accéléré et avec une majorité qui s’effrite. Le texte – qui tient de la loi scélérate annoncée le 30 juin par certaines prophéties – et surtout du basculement civilisationnel majeur – doit repartir au Sénat avant d’être adopté solennellement le 15 juillet par l’Assemblée.
Le Figaro rappelle l’effritement des soutiens – mais il y a toujours une majorité des députés pour la culture de mort tous azimuts : « la proposition de loi «fin de vie» qui légalise l’euthanasie et le suicide assisté a été adoptée par les députés avec 295 voix pour, 232 contre. Une adoption pour la troisième fois en deux ans après les votes de mai 2025 et mars 2026. Lors de la première lecture, en mai 2025, 305 députés s’étaient positionnés favorablement contre 199. En mars 2026, lorsque la nouvelle lecture avait eu lieu au Palais Bourbon, le texte avait obtenu 299 voix contre 226. L’écart s’était réduit à seulement 73 voix d’écart. Cette fois, 63 d’écart seulement séparent les «pour» des «contre» ».
La fondation Jérôme Lejeune communique :
Euthanasie : la Fondation Lejeune dénonce un vote idéologique d’une extrême violence, et en appelle à la conscience du premier ministre
À la suite de l’adoption en troisième lecture du texte légalisant « l’aide à mourir » par l’Assemblée nationale dans un climat d’une extrême tension, la Fondation Jérôme Lejeune exprime sa profonde indignation face à un texte le plus permissif au monde. Elle dénonce le mutisme coupable du Premier ministre et un passage en force anti-démocratique. Elle appelle solennellement les sénateurs à faire barrage à la pression de l’exécutif.
Un écart qui se resserre : l’effritement du soutien des députés
C’est par 295 voix contre 232 que les députés ont adopté en nouvelle lecture le texte légalisant « un droit à l’aide à mourir ». Pourtant, l’analyse du scrutin révèle un désaveu progressif de ce projet de loi au fil des navettes parlementaires :
- Moins de soutiens : Ils ne sont plus que 295 députés à voter pour (contre 299 en 2ème lecture).
- Plus d’oppositions : 232 députés ont voté contre (contre 226 en 2ème lecture).
- Moins d’abstentions : Le scrutin enregistre 35 abstentions (contre 37 en 2ème lecture).
Un simulacre de débat et un passage en force démocratique
Cette troisième lecture s’est déroulée sous une pression exécutive intolérable. Rythme imposé aux présidents de séance, séances additionnelles le samedi : tout a été mis en œuvre pour accélérer le calendrier. Loin du débat « respectueux » et « apaisé » prôné par les promoteurs du texte, l’hémicycle a été le théâtre d’insultes et de partialités, multipliant les suspensions de séance.
Le débat était impossible. Le rejet systématique de 1800 amendements (à quelques exceptions près) en est une preuve. Le gouvernement veut son texte, ne souffre d’aucune contradiction, d’aucune proposition, d’aucune modification. La Fondation Jérôme Lejeune remercie vivement tous les courageux députés qui se sont opposés au texte. Leur courage et leur détermination les honorent.
Le texte le plus permissif au monde
Cette troisième lecture fige un texte d’une extrême violence qui :
- Viole l’interdit de tuer selon des critères subjectifs et interprétables.
- N’accorde aucune protection aux personnes vulnérables, au premier rang desquelles les personnes porteuses de déficiences intellectuelles qui ne sont pas, par principe, considérées comme ayant un discernement « gravement altéré ». La liberté soit-disant protégée est un leurre.
- Compromet les professionnels de santé et du soin : les médecins seront obligés de réorienter vers un confrère qui accepterait de pratiquer l’euthanasie, les pharmaciens contraints de délivrer la substance létale, et les directeurs d’établissements forcés d’accepter l’exécution de ce prétendu « droit » au sein de leurs structures.
La Fondation Jérôme Lejeune ne croit pas à l’équilibre affiché par le gouvernement à travers la suppression du délit d’entrave et d’incitation. Elle dénonce la volonté d’en faire « un droit plein » assumé par le rapporteur Vigier, jusqu’à son application à domicile, dans les résidences privées, les établissements de santé, sociaux ou médico-sociaux. Le seul mensonge que de courageux députés ont réussi à lever est l’assimilation de l’euthanasie à la mort naturelle. La seule évidence que quelques députés ont réussi à installer est le caractère suspensif de la saisine du juge administratif en cas de contestation de l’”aide à mourir”.
Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune :
« Nous dénonçons également l’inaction du Premier ministre, qui s’enferme dans le mutisme et n’a pas eu un mot sur cette procédure parlementaire. Si ce texte prend une tournure définitive, ce sera sous sa pleine responsabilité. Il est en son pouvoir de ne pas donner le dernier mot à l’Assemblée et de laisser la navette se poursuivre. Il est inconcevable que la légalisation de la mort provoquée passe en France sans un mot du chef de l’exécutif. »
Appel solennel aux sénateurs et aux députés indécis
Dès demain en commission, puis en séance le 7 juillet, le Sénat examinera le texte. La Fondation Lejeune appelle les sénateurs à ne pas céder à la facilité d’une motion de rejet préalable. Un texte aussi fondamental mérite le temps, la parole et l’action des sénateurs.
Aux députés encore indécis, qui seront encore appelés à voter le 15 juillet prochain, elle veut dire : dans le doute, choisissez les soins, et votez contre ce texte d’abandon.
Depuis des semaines, des dizaines de milliers de Français partout en France et à Paris se sont rassemblés pour manifester leur opposition à ce texte d’abandon. Ils ont refusé le message de désespoir renvoyé aux plus fragiles et ont réclamé une société de solidarité, de soin et d’accompagnement. La démocratie impose d’entendre leur voix.

Une horreur. Honte à ceux qui ont voté ça. Parce qu’il y aura des abus.
Comme le gouvernement ne connaît que la gabegie, rien d’étonnant à ce qu’il embraie, sur cette loi, et en rajoute une couche. Les caisses de la Secu sont vides ! Tout en faisant plaisir à cette bande de jeunes enragés, opportunité de récupérer beaucoup d’argent. J’ai une profonde honte et dégoût de mon pays.et ne suis pas fière. Quoique l’on fasse, il n’admet RIEN et est BUTÉ ! Vivement un Président, qui pense davantage aux FRANÇAIS, qu’à son EGO, et ne cherche pas à tout prix à imposer ses lois sociétales, que la majorité d’entre nous « rEFUSONS simples petits français muselés ! Une minorité de faux français , vient de se rendre mettre du pouvoir, et veut nous imposer ses lois. QUE DE GÂCHIS ! Comment as-tu pu en arriver là ?
Je suis horrifiée par ce texte qui porte atteinte à la Vie.
Donc battons-nous!