Le diocèse de Fort-de-France en Martinique a incardiné un prêtre issu du Congo Brazzaville, et joint à cette démarche un guide pour incardiner un prêtre – document qui semble avoir été perdu du côté du diocèse de Quimper.
Le Père Roland KINKOUNI actuellement curé de la paroisse de Baie-Mahault et délégué épiscopal pour la pastorale liturgique et sacramentelle, est donc désormais pleinement prêtre du diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Mgr Philippe GUIOUGOU en a fait l’annonce officiellement le 21 avril dernier, lors d’une formation à laquelle tous les prêtres de notre diocèse étaient conviée. Père Roland est originaire de l’archidiocèse de Brazzaville. Son charisme, son souci de la liturgie et de l’évangélisation sont particulièrement appréciés. A cela l’on peut ajouter sa proximité et son éloquence.
Une démarche très encadrée
Il faut savoir que l’incardination d’un prêtre venu d’un autre pays est une démarche canonique importante dans l’Église catholique. Elle signifie qu’un prêtre est officiellement rattaché à un diocèse (ou à un institut religieux) précis, sous l’autorité de l’évêque local.
Voici comment cela fonctionne concrètement. Tout prêtre doit être « incardiné », c’est-à-dire juridiquement attaché à une Église particulière. Il ne peut pas exercer son ministère de manière indépendante. Lorsqu’il vient d’un autre pays, il est d’abord incardiné dans son diocèse d’origine.
Un prêtre étranger peut être accueilli temporairement dans un autre diocèse (par exemple en Guadeloupe) avec l’accord de son évêque d’origine et de l’évêque du diocèse d’accueil. Dans ce cas, il exerce son ministère avec une autorisation, mais reste incardiné ailleurs.

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