Nominations En Une Église en France Église universelle Diocèses International Summorum Pontificum Non classé
Riposte Catholique
Non classé

La Croix a mis en ligne hier un compte rendu (assez orienté) de la discussion des évêques à la CEF sur le rite tridentin et ses fidèles. Un vrai bureau des pleurs où la FSSP a été vivement critiquée et tous les poncifs joyeusement enfoncés…

Par — 2 avril 2026

 » _Derrière la liturgie, il peut aussi y avoir parfois une idéologie politico-religieuse, qui vire à l’antisémitisme dans certains milieux tradis », relève un évêque. « La liturgie est un monde, et elle induit une vision du monde, analyse pour sa part Mgr de Cagny. C’est impossible qu’elle n’ait pas de lien aussi avec notre vision politique. D’où une vigilance nécessaire vis-à-vis de l’attachement à la liturgie et la manière de la promouvoir. »

Si la majorité de l’Assemblée s’est montrée déterminée à prendre le sujet à bras-le-
corps, plusieurs positions se sont exprimées : certains, alignés avec le motu proprio de François, attendent de Léon XIV la même fermeté ; d’autres sont favorables à des aménagements, mais sous conditions : un lectionnaire et un calendrier liturgique communs, la célébration des autres sacrements. selon le nouveau rite (possiblement en latin), le retour à la responsabilisation des évêques dans leur diocèse et, surtout, la fin de « l’exclusivisme », c’est-à-dire le refus strict de célébrer selon le nouveau missel, jugé par les évêques « inacceptable » (et contraire à l’esprit du motu proprio de Benoît XVI qui souhaitait un « enrichissement mutuel »).

Plusieurs expriment ainsi leur incompréhension devant le refus des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre, notamment, de se joindre à l’évêque diocésain lors de la messe chrismale (pourtant obligatoire dans l’esprit du droit canonique même si ce n’est pas formellement explicité) »._

Que retenir ?

– les évêques ne sont pas d’accord entre eux
– néanmoins ils aimeraient bien se débarrasser des communautés
– l’intégration des fidèles traditionnels depuis 1988 est un échec
– ils continuent à tout mélanger, et seraient très surpris qu’il y ait des ouvriers et des paysans parmi les tradis (et même des électeurs LFI 🚩)
– depuis 1988 ou 2007, pas grand chose n’a vraiment changé : les évêques rêvent toujours d’en finir avec les tradis et le rite tridentin, et refusent toute remise en cause de la réforme qui tant sur le plan de la pratique que des vocations est un échec majeur en Europe de l’ouest dont les pays sont passés de 90% de pratique en 1965 à 2-5% (voire moins) aujourd’hui.

@RiposteCatholique

Laisser un commentaire