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Ordinations sacerdotales en France : sans Paris, Toulon et la CSM c’est le désert

Par Rédaction de Catholix — 8 juillet 2026

Le « printemps du Concile » souffle depuis soixante ans sur la France, et les ordinations sacerdotales continuent à être très faibles par rapport à la mortalité des prêtres – on apprend que chaque année, de 30 à 60 prêtres jettent la soutane aux orties pour des raisons diverses (burn-out, péché de chair, perte de sens…), quelques autres sont renvoyés de l’état clérical, et des centaines meurent. Leur nombre total a été divisé par cinq depuis le Concile – et la vitalité des « tradis » de toutes natures ne masque pas l’effondrement de l’Eglise. Cette année, la France ne compte que 84 nouveaux curés, dont 66 diocésains et 39 religieux – le décompte n’inclut pas les traditionnalistes.

Si on regarde en détail dans les diocèses, comme le relève Aleteia, « la province de Marseille reste également particulièrement dynamique avec 14 ordinations, un chiffre identique à celui de 2025. Dix concernent le diocèse de Fréjus-Toulon, deux l’archidiocèse de Marseille, une le diocèse d’Aix-en-Provence et une le diocèse de Gap-Embrun. C’est la province de Rennes qui vient compléter le trio de tête avec dix ordinations. Les provinces de Lyon et de Lille suivent avec respectivement six et trois futurs prêtres. Bordeaux, Montpellier et Rouen en comptent chacune deux, tandis que Clermont, Poitiers, Reims et Tours n’en enregistrent qu’une. À cela s’ajoutent quatre ordinations relevant directement du Saint-Siège et une en Outre-mer« .

Dans le détail, Mgr Touvet continue de vendanger les fruits de l’épiscopat de Mgr Rey (10 prêtres), la région parisienne reste assez prolixe en prêtres (trois diocésains à Paris, deux à Meaux, six à Versailles, deux à Pontoise, soit 13 pour l’Ile de France). Un prêtre a aussi été ordonné pour le diocèse aux Armées. Un autre l’a été à Orléans.

Parmi les ordinations sacerdotales que nous avons annoncées :

En Normandie, deux prêtres seront ordonnés à Coutances – les derniers avant fort longtemps, Mgr Cador n’ayant pas beaucoup fait cas des l’héritage à lui laissé par son prédécesseur, et s’est même acharné à faire fuir ou à muter hors de son diocèse les prêtres les plus jeunes du sud du diocèse.

Dans le Nord, deux l’ont été à Arras.

Deux prêtres ont été ordonnés à Lyon – très loin des temps d’antan, un à Chambéry.

Dans le sud-ouest, un prêtre issu du Chemin néocatéchuménal est ordonné à Bayonne, un prêtre diocésain à la Rochelle.

Dans l’est, un prêtre a été ordonné à Besançon.

Dans l’ouest de la France, deux prêtres ont été ordonnés à Rennes sur les trois diacres de l’an dernier, un prêtre à Angers, quatre à Luçon – Mgr Jacolin a laissé à Mgr de Dinechin, bien moins prolixe à Soissons, près de quinze séminaristes,

Du côté des religieux et communautés, « parmi les 12 ordinations dans des congrégations religieuses, les Augustins de l’Assomption arrivent en tête avec cinq nouveaux prêtres. Du côté des 27 ordinations au sein de communautés, la Communauté Saint-Martin se distingue une nouvelle fois avec dix ordinations, soit une de plus que l’an dernier. Elle est suivie de la Communauté du Chemin Neuf, avec cinq nouveaux prêtres, puis de la Communauté de l’Emmanuel, qui en compte trois« .

Le décompte de la CEF ne prend pas en compte les prêtres français ordonnés dans des communautés traditionnalistes de plus en plus universelles – en témoignent la diversité des origines à la FSSP ou les huit nationalités pour dix de prêtres ordonnés en Europe pour la FSSPX. Cette année :

  • trois Français ont été ordonnés à la FSSP
  • un à la FSSPX à Econe
  • deux au sein de la Résistance (un frère d’Avrillé, un séminariste de Morannes) et un diacre
  • l’IBP n’a pas ordonné de prêtre français (mais deux diacres le sont)
  • La FSVF (Chemeré) a vu un de ses religieux être ordonné prêtre en janvier dernier

Toujours rien pour les SMMD

On note que les six diacres des Missionnaires de la Miséricorde qui attendent leur ordination depuis deux ans ne le sont toujours pas, et n’ont aucune perspective, ni réponse, ni de leur diocèse, ni de Rome.

5 commentaires

  1. Alexis
    9 juillet 2026 à 8h13

    L’effet Toulon disparaîtra dans 5 ans…

    Todos, todos, todos se traduit pad menos, menos, menos… et partout au monde!!! Meme en Afrique et en Asie!

  2. Laurent Dastros
    9 juillet 2026 à 9h51

    Vous avez le dossier de presse avec le détail des chiffres de la CEF ici : https://www.diocese-dijon.com/wp-content/uploads/sites/34/2026/06/20260625-dossier-de-presse-ordinations-2026.pdf

    Allez savoir pourquoi il n’est pas disponible sur le site internet de la CEF pour la première fois depuis des années

    1. Nominoe
      9 juillet 2026 à 10h28

      Merci beaucoup. Du premier coup d’œil ils ont oublié les « tradis », certains diocèses, et compté certains prêtres deux fois.
      Il y a aussi des diocèses qui y sont mais n’ont pas encore ordonné (fin de l’été ou en automne)
      Va falloir recompter (comme d’habitude !)

  3. Laurent Dastros
    9 juillet 2026 à 12h44

    Je vous en prie. Les communiqués de la CEF sont vraiment tous foireux. Cette année ils comptent 2 ordinations CSM dans les diocèses, idem pour les assomptionnistes ou les jésuites. S’agirait-il de maquiller les chiffres diocésains ou bien simplement de l’incompétence ?
    Cela fait depuis l’an dernier qu’ils ne comptent plus les communautés ex-Ecclésia Dei…

    1. Nominoe
      9 juillet 2026 à 12h58

      Quand ils les comptaient ils arrivaient à se planter aussi…

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