La FSSPX a publié une longue réponse aux décrets de Rome distribuant les excommunications comme des prospectus après les sacres à Écone le 1er juillet :
« Le décret prétend que « Mgr Alfonso de Galarreta » a « commis un acte de nature schismatique par la consécration épiscopale de quatre prêtres, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife ». Mais une telle affirmation est hâtive et manifeste une vision erronée du schisme.
Ainsi le canoniste Raoul Naz écrit : « On distinguera avec soin le schisme de la désobéissance pure et simple. Le schisme suppose un refus systématique et habituel de dépendance. Au contraire, la désobéissance peut n’être qu’un acte passager, sans que son auteur ne conteste aucunement l’autorité de la loi ou du législateur, et veuille se soustraire à elle de façon habituelle.
La désobéissance peut consister à refuser de reconnaître en un cas donné la compétence du législateur, sans contester son pouvoir. Il n’y a pas là un schisme. Il y en aurait un si le refus d’obéir venait de ce que l’autorité du législateur est repoussée ».1 Le théologien Cajetan, le plus célèbre des commentateurs de saint Thomas, grand adversaire de Luther, et auquel Naz fait référence, explique de son côté : « Le schisme ne consiste pas à refuser d’obéir au Souverain Pontife avec pertinacité ; mais il y a schisme lorsque l’on refuse de se soumettre au Souverain Pontife en tant que celui-ci est le chef de l’Église. (…)
La désobéissance, quelle que soit sa pertinacité, ne constitue pas le schisme sauf si elle équivaut à une rébellion contre la fonction du pape ou contre celle de l’Église de sorte que l’on refuse d’être soumis à cette fonction du pape et de le reconnaître comme son supérieur ».2Or la Fraternité Saint-Pie X et son Supérieur général ont toujours affirmé qu’ils reconnaissaient Léon XIV comme leur chef. Ils s’adressent à lui comme un sujet s’adresse à son supérieur, comme un fils s’adresse à son père.
Ils sont disposés à lui obéir à chaque fois que l’ordre est conforme à la foi ou à la morale. Plus profondément encore, la Fraternité n’a jamais prétendu constituer une Église parallèle ou autonome, elle exerce son apostolat comme une œuvre de l’Église catholique, au service de celle-ci et pour sa propagation, elle ne se donne ni une doctrine propre, ni une liturgie propre, ni une mission indépendante de celle de l’Église. Au contraire, elle se laisse mesurer par le Magistère constant de l’Église, dont elle entend conserver fidèlement l’enseignement, et reconnaît dans l’autorité pontificale le principe visible de l’unité, même lorsqu’elle estime devoir, dans les circonstances actuelles, refuser en plusieurs cas une obéissance qui serait contraire au bien commun de l’Église.
Cette volonté de vivre et d’agir dans l’Église se manifeste d’ailleurs par des faits constants : les membres de la Fraternité sont allés en pèlerinage à Rome pour l’année sainte 2025 afin de recevoir l’indulgence publiée par le Pape, tous les prêtres de cette Fraternité mentionnent le nom du pape au canon de la messe et prient pour lui lors des saluts du Saint-Sacrement. On chercherait en vain ces mêmes faits chez des schismatiques.
Si les sacres du 1er juillet peuvent être considérés comme un refus d’obéir au pape avec pertinacité, ils ne peuvent être interprétés comme une rébellion contre la fonction du pape que par ceux qui ignorent ou qui déforment l’intention des supérieurs de la FSSPX.Par conséquent, les sacres du 1er juillet ne peuvent aucunement être considérés comme un acte schismatique. Y adhérer, c’est adhérer non à un schisme mais à un acte courageux qui se présente comme un refus d’obéissance au pape, certes grave mais parfaitement justifié. En effet, comme le rappelle saint Thomas d’Aquin à la suite de l’apôtre saint Pierre la non-obéissance ou le refus de donner une obéissance indue peut être en certaines circonstances un devoir moral.
Un autre fait confirme l’absence de schisme. Concernant les sacres sans mandat pontifical du 30 juin 1988 par Mgr Lefebvre, le pape Jean-Paul II dans son motu proprio Ecclesia Dei, au n°3, parle explicitement d’« acte schismatique ».7 Par conséquent, dans la perspective du Saint-Siège, tous ceux qui adhèrent aux sacres de 1988 sont de droit schismatiques. Or la FSSPX a toujours adhéré aux sacres de 1988. Jamais elle n’a regretté cet acte. Et pourtant, de fait, le Saint-Siège n’a pas toujours considéré les membres de cette fraternité comme schismatiques.Les papes, de Jean-Paul II à Léon XIV, ont toujours considéré les membres de la FSSPX comme des catholiques. C’est d’ailleurs pour cela que, avant les sacres du 1er juillet 2026, le cardinal Fernández a mis en garde la FSSPX sur un risque de schisme. Si la FSSPX était hors de l’Église depuis 1988, elle ne risquerait plus de sortir de l’Église par un schisme. Peut-on en effet sortir d’une société dont on est déjà sorti ? Qu’en conclure, sinon que l’attitude même suivie par Rome à l’égard de la Fraternité laisse supposer que les sacres de 2026 ne constituent pas plus un acte schismatique que ceux de 1988. Cette conclusion est d’ailleurs corroborée par le fait que depuis les sacres de 1988, les relations officielles entre le Saint-Siège et la FSSPX ont toujours été suivies par la Congrégation, puis le Dicastère, pour la doctrine de la foi, et non par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, chargé des communautés ecclésiales séparées. Si Rome avait considéré la Fraternité comme véritablement schismatique depuis 1988, c’est normalement avec ce dernier dicastère qu’auraient dû être conduites les discussions.

La FSSPX s’enfonce dans des explications alambiquées.
Interpréter des décisions du Saint Siège est une attitude protestante.
Limiter la désobéissance aux seules consécrations et d’une mauvaise foi absolue.
Argumenter autour de la main tendue vers la FSSPX pour amoindrir le gouffre de leur désobéissance est une manipulation digne du malin.
Vous avez raison Albert. Pas besoin de réponses alambiquées, un bon gros silence conviendrait mieux. Les « mains tendues » par la hiérarchie à la FSSPX sont toujours des prises de judo. Les interdictions de Rocamadour et autres lieux où souffle l’ Esprit sont parfaitement illégitimes. Heureusement le clergé catholique diocésain de base semble mieux disposé que sa hiérarchie. Nous verrons bien.
M Albert la Fraternité St Pie X ne rejette aucun dogme catholique.
Les hérétiques sont les évêques allemands et bien d’autres qui rejettent les dogmes et la morale catholique en toute impunité.
Des documents comme Amoris Laetitiae ou Fiducia Supplicans sont hérétiques de même que la réception par le pape avec bénédiction de la dame déguisée en évêque de la secte anglicane.
On peut aussi parler du cardinal Ferrnandez qui a écrit des livres contraires aux bonnes moeurs.
Ne parlez pas de désobéissance de la Fraternité St Pie X.