Sur le site du diocèse de Nancy :
« Il a été porté à la connaissance de notre diocèse plusieurs témoignages mettant en cause l’abbé Antoine Kitandja Lokavu pour des faits d’agression sexuelle qui auraient été commis dans notre diocèse. Ce prêtre du diocèse de Tshumbé (République Démocratique du Congo), ancien membre de la Communauté de l’Emmanuel, avait été envoyé en mission à Nancy, au sein de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, en 2006.
Nous voulons redire notre ferme condamnation de tels actes, contraires à l’Évangile, et exprimer notre soutien aux personnes victimes, ainsi qu’à leurs proches. Afin de soutenir la libération de la parole et de contribuer à faire la vérité, notre diocèse lance un appel à témoignages pour permettre à toute personne victime de tels actes de se manifester et d’être entendue ».
L’Emmanuel avait déjà communiqué, en avril dernier, pour avoir adressé un nouveau signalement pour des faits commis dans les années 1990 – à cette époque il était en RD Congo après son ordination en 1997, puis Fidei donum au Cameroun à Douala en 1998-2000.
Il avait ensuite été chapelain à Paray le monial (2001-6), vicaire à ND de Lourdes de Nancy (2006-7) et envoyé curé dans son diocèse d’origine en 2007, où il dirigeait la Caritas.
La procédure canonique à son encontre a commencé en 2020 suite à plusieurs témoignages de femmes majeures. Interdit de tout ministère public pendant cinq ans, et à perpétuité (!) de confession et d’accompagnement spirituel, il n’a pas respecté ces mesures et a été renvoyé définitivement de l’Emmanuel en 2025.
Des fonds pour des écoles détournés pour une maison de passe ?
L’Emmanuel n’avait probablement d’autre choix que de le renvoyer car l’abbé Lokavu a fait l’objet d’un article de la presse congolaise :
« Notre source signale que l’Abbé Antoine aurait été exclu de la Communauté Emmanuel de France pour avoir détourné des fonds destinés à la construction de deux écoles à Lodja, pour ériger son auberge Pezzota où lui même dispose de deux appartements que la gent féminine locale désigne du surnom « abattoir » et dans lesquels filles et femmes même mariées défilent jour et nuit pour son bon plaisir.
Selon une ancienne sentinelle du Pezzota, lorsque que l’Abbé recevait ses conquêtes d’un soir qu’il appelait sournoisement « mes enfants » car leur âge variait généralement entre 8 et 16 ans il lui disait toujours : « Je suis en confesse ou en neuvaine« .
A ce jour l’Emmanuel n’a pas démenti ces informations.

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