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Euthanasie : Mgr Benoit-Gonnin réagit

Par Rédaction de Catholix — 27 juillet 2026

Mgr Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, réagit au vote de la loi sur l’euthanasie :

C’est une bien étrange et douloureuse gesticulation que nos dirigeants nous font vivre. Alors que nous avons célébré la fête nationale qui remettaient sur le devant de la scène, ces trois grandes valeurs qui rassemblent encore les françaises et les français, la liberté, l’égalité et la fraternité, une majorité de députés a voté une loi sur la fin de vie, le suicide assisté et l’euthanasie.

Malgré les aller-retour entre le Sénat et l’Assemblée Nationale, c’est une proposition de loi qui ne tient même pas compte des derniers échanges, ni d’une majorité qui s’est délitée au fur et à mesure des votes que cette majorité a voté. La version finale est la plus dure et téméraire qui soit, en écartant les garde-fous et des précautions votés auparavant, refusant la clause de conscience aux pharmaciens et établissements servant les malades avec des règles protectrices des personnes qui sont ignorées.

Dans une sémantique anesthésiante, qui change les mots pensant que le réel s’y conformera, les députés ont rétabli une forme à peine déguisée de mise à mort organisée. On voudra nous faire croire que poser ou accompagner un acte qui donne volontairement la mort est un soin et honore la fraternité ! A force de manipulations et de matraquages, nos concitoyens doivent accepter de prendre des vessies pour des lanternes et se convaincre qu’ils ont franchi une nouvelle étape sur la voie du progrès ?!…

Les chrétiens catholiques, pour leur part, se rappelant les propos réitérés du Pape Léon XIV, se rappelleront que la solidarité et la fraternité ne peuvent consentir à la mort provoquée d’hommes et de femmes qui, dans leur fragilité et leur vulnérabilité, approchent de leur fin naturelle.

Certains diront encore : « et la souffrance, vous en faites quoi ? » Personne n’a le monopole de la compassion, et vouloir que la mort puisse être administrée n’est certainement pas signe d’une plus grande considération, d’une grande proximité et d’une authentique solidarité avec les personnes atteintes dans leur fragilité.

La page qu’une majorité de députés, bien limitée au regard des défis et enjeux d’une telle loi, a commencé à écrire, suscite une grande tristesse. Beaucoup auraient souhaité que la représentation nationale investisse ses énergies et ses responsabilités sur des champs sociaux qui touchent et éprouvent davantage le présent et l’avenir de notre pays et sa population …

Notre gratitude renouvelée va à nos élus qui ont su rester fidèles à leurs convictions ou se laisser éclairer par les réflexions, notamment celles de nombreux soignants trop souvent ignorés.

Nous espérons que la résistance à la loi qui vient d’être votée continuera à s’inspirer du respect de la dignité de toute personne humaine, d’une fraternité orientée vers la vie et de la solidarité envers les plus fragiles et vulnérables.

+ Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais

1 commentaire

  1. Raymond
    27 juillet 2026 à 21h22

    Comme pour l’IVG, au début ce devait être exceptionnel et maintenant c’est monnaie courante. On euthanasiera à tour de bras dans un futur proche.

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